Soutenir l'Institut Imagine : pourquoi, comment ?

En cette période d'appel à la générosité, l'équipe en charge de la philanthropie à Imagine a répondu à quelques questions. Laurent Mellier dirige le département de communication et développement de l'Institut Imagine, Romain Gomez y est responsable de la philanthropie.

 

Pourquoi donner à Imagine ?

Laurent Mellier : Donner à Imagine, c’est venir en aide aux enfants souffrant de maladies génétiques et à leur famille, à travers l’extraordinaire synergie créée dans un seul et même espace accueillant patients, médecins et chercheurs.

Avec 3 millions de personnes atteintes en France et 30 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, les maladies génétiques sont une réalité bien plus proche que nous ne l’imaginons. Complexes, handicapantes voire mortelles, rares et hélas difficiles à diagnostiquer, elles ne peuvent être traitées comme les autres maladies. Il y a beaucoup à faire et beaucoup de souffrance à combattre. Ensemble, nous arriverons à  comprendre et à  guérir les maladies génétiques, à guérir également les patients touchés par des maladies plus fréquentes et qui, chaque jour, profitent de cette recherche.

Il n’y a pas de petite découverte. Il n’y a pas de petits dons. Tous ont le pouvoir d’améliorer la vie de nos petits patients.

 

Comment se traduit cette accélération de la recherche ? Et comment la soutenir ?

Laurent Mellier : Imagine a bénéficié de financements essentiellement publics pour créer sa dotation initiale, construire son bâtiment, et en bénéficie aujourd’hui pour le fonctionnement des laboratoires et des équipes de recherche. Mais pour aller encore plus loin, frapper plus fort pour combattre la maladie, accélérer la recherche de manière exponentielle, mettre un nom sur un nombre toujours plus grand de maladies et multiplier les traitements qui mettront fin à la souffrance, l’Institut doit attirer les meilleurs chercheurs français et internationaux, devenir leader dans la recherche génétique et disposer des meilleures technologies.

Cela est possible grâce à vous. Faites partie de notre équipe, participez à un projet d’excellence unique au monde, changez avec nous la vie des enfants atteints de maladies génétiques et celle de leurs familles.

Ensemble, avec nos chercheurs, nous leur apporterons l’espoir et les nouveaux traitements qu’ils attendent. Donnez à Imagine et faîtes-le savoir à travers les réseaux sociaux ! Votre impact sera considérable !

 

Les réformes fiscales, telles que le prélèvement à la source ou la substitution de l’IFI à l’ISF, encouragent-elles à donner ?

Romain Gomez : En fait, il y a deux questions contenues ici : est-ce que le dispositif fiscal français encourage à donner et si oui, est-ce que les réformes de l’ISF et de l’IRPP via le prélèvement à la source vont avoir un impact sur le don. Pour ce qui est de la première question, oui, le dispositif de déduction français est incitatif.

Mais il n’agit jamais comme un « déclencheur » du don. On ne donne pas par « optimisation fiscale » comme on l’entend parfois car faire un don revient toujours plus cher que payer son impôt. En revanche, le dispositif a un pouvoir de levier sur la générosité. Si je souhaite donner 35 euros à Imagine pour la recherche, je m’aperçois qu’avec le dispositif de déduction à 66% sur l’impôt sur le revenu, je peux en réalité donner 100 euros à Imagine : j’enlèverai 66 euros de ma déclaration et l’un dans l’autre, je n’aurais payé en réalité que 34 euros comme je l’avais prévu. Imagine en revanche recevra bien un don de 100 euros pour la recherche, et pas de 34. Finalement, la fiscalité française donne une occasion de soutenir la cause qui nous tient à cœur à plus haut niveau tout en décidant de l’affection d’une partie de ses impôts.

D’autre part, s’agissant de savoir quel sera l’impact des récentes réformes, il y a deux situations qu’il faut bien distinguer : le passage au prélèvement à la source qui concerne les dons défiscalisés sur l’IRPP ; et la transformation de l’ISF en IFI qui concernent les dons anciennement défiscalisés sur l’ISF.

Pour le prélèvement à la source, l’administration s’est déjà prononcée : cela ne change rien. Les dons restent « défiscalisables » à 66% de l’IRPP, dans les mêmes conditions qu’avant. Et les dons faits en 2018 devront être reportés sur la déclaration 2019 de la même façon qu’avant (car le prélèvement à la source ne met pas fin à la déclaration de revenus).

Pour l’ancien ISF, c’est plus compliqué. La défiscalisation est toujours là, au même montant (75% du don avec un plafond à 50 000 € de défiscalisation, soit un don de 66 666 €). Ce qui change, c’est l’assiette de l’impôt puisque seuls les biens immobiliers sont maintenant concernés. Cela signifie, pour les fondations comme Imagine, que les anciens donateurs « ISF » souhaitant défiscaliser leurs dons de leur IFI (et réduire par exemple leur IFI à zéro euros) disposeront dorénavant d’un plus petit « capital ». Une fois ce capital épuisé, il reste bien sûr possible de basculer sur un don défiscalisé sur l’IRPP mais ce passage n’est pas automatique (une réforme future ?) et les donateurs sont dans ce cas obligés de faire deux dons. Ce qui n’est pas très pratique.

Lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend donc compte qu’en panachant correctement ses dons sur les deux impôts, ces réformes ne devraient pas avoir un impact très fort sur les déductions fiscales accordées aux donateurs redevables de ce nouvel impôt. Merci à tous ceux qui pourront nous soutenir !

Ecrivez-nous. Merci.