Le programme de recherche DEVO-DECODE soutenu à hauteur de 2,4 millions d’euros par la Fondation MSDAVENIR.

L’importance du projet de recherche, face à un besoin médical majeur pour des patients souvent jeunes atteint de maladies génétiques du développement, a séduit et convaincu MSDAVENIR d’allouer 2,4 millions d’euros sur 3 ans au programme DEVO-DECODE.

DEVO-DECODE, un programme de recherche innovant

DEVO-CODE est un programme de recherche innovant lancé en 2017 au sein de l’Institut Imagine. Coordonné par le Professeur Stanislas Lyonnet, il implique 8 plateformes, 8 centres de références maladies rares et 8 laboratoires de recherche qui travaillent en étroite collaboration sur ce projet, pour décrypter les causes génétiques des maladies du développement.

Les troubles du développement représentant 150 000 naissances en Europe. Ce sont des maladies invalidantes et associées à un fort taux de mortalité. Du fait de leur complexité génétique, les causes de ces maladies sont malheureusement inconnues dans 45% des cas.

Le caractère innovant du programme DEVO-DECODE se trouve dans l’objet étudié : « l’ADN non-codant ». Alors que le monde scientifique ne s’était jusque-là que principalement intéressé à l’étude des 1,3% d’ADN codant[1], les équipes d’Imagine ont fait le choix d’explorer les 98,7% restants d’ADN qualifiés de « non-codants »[2]. La partie dite « non-codante » de l’ADN peut être comparée à la partie immergée de l’iceberg en terme de recherche, et est aujourd’hui quasiment inexplorée.

Nous savons aujourd’hui que l’ADN non-codant à un rôle de régulateur des gènes et qu’il joue sur la stabilité et la quantité des protéines produites par les régions de l’ADN codant. Nos chercheurs sont donc partis d’une hypothèse simple : certaines maladies génétiques touchant le développement de l’enfant peuvent-elles être causées par une mutation de cet ADN non-codant ?

Le programme DEVO-DECODE a un objectif double, sur trois ans. Grâce à des investigations approfondies sur les régions non-codantes de notre ADN et de notre génome, les équipes d’Imagine souhaitent améliorer le diagnostic des maladies génétiques du développement et des pathologies inexpliquées, en identifiant les nouvelles mutations génétiques qui en sont la cause. A plus long terme, elles souhaitent pouvoir proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour soigner les jeunes patients, et étendre ces résultats à des maladies plus fréquentes.

 


 

Le patient au cœur du programme de recherche

Le patient est au cœur de la mission de l’Institut Imagine, unique en son genre de par le regroupement sur un même lieu de médecins et de chercheurs autour de l’enfant atteint d’une maladie génétique. Le programme DEVO-DECODE garde cette logique vertueuse en associant un médecin aux côtés de l’enfant pour récupérer des données cellulaires, qui seront ensuite étudiées et comparées par des chercheurs et des bio-informaticiens hautement qualifiés. Toutes ces données seront ensuite récupérées par d’autres équipes de chercheurs, afin de valider une éventuelle mutation génétique et lui trouver une solution thérapeutique à proposer aux familles.  

 

MSDAVENIR et l’Institut Imagine, un partenariat d’excellence public-privé

Ce projet ne pourrait être viable sans le recours à des technologies de pointe couteuses, et notamment sans l’utilisation de séquenceurs d’ADN haut débit et d’ordinateurs aux capacités considérables. Des études génomiques approfondies, aujourd’hui possible grâce au soutien de MSAVENIR dans ce projet.

La conclusion du partenariat entre Imagine et la fondation MSDAVENIR permet aujourd’hui de réunir le meilleur de la recherche publique, et son excellence, à la recherche privée, et son agilité et sa capacité à financer des projets de recherche. Un partenariat d’avenir, qui permettra, à terme, un changement radical dans les soins médicaux des troubles du développement humain.

 

 

[1] L’ADN qualifié de « codant » est la partie de l’ADN qui permet la production de protéines.

[2] L’ADN qualifié de « non codant », parfois appelé « ADN poubelle » est appellé ainsi car il ne permet pas la production direct de protéines.