Imagine intègre deux nouveaux laboratoires

 

   

« Génétique et développement du cortex cérébral », équipe d’Alessandra Pierani, PhD, et « Réponses inflammatoires et réseaux transcriptomiques dans les maladies », équipe de Mickaël Ménager, PhD

Lauréats du quatrième appel d’offres international lancé en 2016, Alessandra Pierani et Mickaël Ménager vont démarrer leurs activités de recherche au sein de l’Institut Imagine, sur le site de l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP  Ces deux candidats de grand talent ont été retenus suite à leur audition par le Conseil Scientifique International d’Imagine et la direction de l’Institut. Présidé par la co-lauréate du Prix Nobel de médecine 2009, la Pr Elizabeth Blackburn, ce Conseil est indépendant et bénévole pour garantir son impartialité. Il est composé de neuf scientifiques mondialement reconnus (cf infra).

Leurs expertises, respectivement dans la génétique et le développement du cortex cérébral ; et dans les maladies auto inflammatoires et interactions cellules dendritiques-VIH, vont enrichir et démultiplier les progrès d’Imagine dans la compréhension et le traitement des maladies génétiques.

Les thématiques de leurs laboratoires complètent harmonieusement les champs d’études et de soins innovants de l’Institut ou « Icarp » (integrated care and research program) en immunologie infectiologie et neurodeveloppement psychiatrie.

« L’arrivée de ces deux excellents scientifiques est une magnifique nouvelle pour nos équipes de recherche et de soins, comme pour nos patients. Elle témoigne de l’attractivité de l’Institut Imagine auprès de talents très courtisés, notamment au-delà de nos frontières : merci à Alessandra Pierani de nous avoir rejoints. Elle montre aussi qu’un projet innovant est de nature à faire revenir en France de jeunes chercheurs, exerçant leur talent à l’étranger depuis des années : merci à Mickaël Ménager de sa confiance. Nous sommes persuadés que tous deux trouveront à Imagine les meilleures conditions de leur recherche et qu’ils nous aideront aussi à progresser plus rapidement dans des projets déjà engagées à l'Institut. » Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut Imagine -AP-HP/Inserm/Université Paris Descartes.

 

LES LAUREATS

Alessandra Pierani, PhD

Dès septembre 2017, Alessandra Pierani dirigera au sein d’Imagine une équipe intégrée à un laboratoire bénéficiant de la double affiliation Institut Imagine/AP-HP et Hôpital Ste Anne. Elle est Directeur de Recherche 1 au CNRS.

Récompensée par la ville de Paris en 2006 et le  Prix Foulon de l'Académie des Sciences en 2012 pour ses travaux, Alessandra Pierani a réalisé deux thèses en biologie à l’Université de Florence (1986) et puis à Paris XI (1994). Entre les deux, elle a été postdoctorante à l’université Rockefeller de New York et à l’Institut Curie à Orsay. Elle a ensuite poursuivi ses recherches à l’Université de Columbia à New York  et l’Ecole Normale Supérieure. Son équipe de recherche est basée depuis 2006 à l’Institut Jacques Monod à Paris.

SES THEMATIQUES DE RECHERCHE

Le cortex cérébral est le siège principal des fonctions cognitives. Le travail de l'équipe a révélé pour la première fois que la régionalisation et le réglage fin des nombres de neurones conduisant à la formation d'aires fonctionnelles dans le cortex dépendent de la migration des neurones transitoires. En signalant aux progéniteurs corticaux dans le compartiment mitotique, ces neurones servent d'organisateurs pendant le développement, agissant ainsi comme des "unités mobiles de signalisation". Ce travail met en évidence une nouvelle stratégie qui intervient dans la formation de structure de grande taille, en plus de la diffusion passive de morphogènes, via la migration des cellules de signalisation. L'équipe a montré que la vie et la mort programmée de ces neurones transitoires sont nécessaires pour la construction de circuits corticaux fonctionnels. En intégrant l’Institut Imagine, l'équipe d'Alessandra Pierani  poursuivra ses recherches sur la fonction et dysfonction des neurones transitoires au cours du développement du cortex cérébral et des malformations corticales en lien avec des équipes comme le laboratoire d’imagerie cérébrale dirigé par la Pr Nathalie Boddaert ou le laboratoire de neurogénétique de Laurence Colleaux, pour ne citer que deux exemples. 

 

Mickaël Ménager, PhD 

Mickaël a réalisé sa thèse sous la direction de Geneviève de St Basile à l’Hôpital Necker-Enfants malades AP-HP en 2008 avant de partir étudier à l’Université médicale de New York. A 36 ans, il a déjà contribué à de prestigieuses publications scientifiques. Il nous revient des Etats-Unis et dirige le laboratoire « Inflammatory Responses and Transcriptomic Networks in diseases » à Imagine depuis juin 2017. Lauréat du Programme ATIP-Avenir en 2016, Mickaël Ménager vient de remporter le concours de recherche CR1 auprès de l’INSERM.

Il enrichit l’expertise d’Imagine en immunologie (équipes d’Isabelle André-Schmutz et Marina Cavazzana, Nadine Cerf-Bensussan, Geneviève de St Basile, Sylvain Latour et Frédéric Rieux-Laucat), en bioinformatique (équipe d’Antonio Rausell, directeur du laboratoire de bioinformatique clinique intégré à Imagine depuis mars 2016), mais également en virologie.

 

SES THEMATIQUES DE RECHERCHE 

L’originalité de son approche est de combiner la transcriptomique de pointe à l’échelle de la cellule individuelle et les expériences d'accessibilité à la chromatine avec de nouveaux outils puissants de biologie computationnelle, comme un moyen nouveau et impartial d'explorer la complexité de la réponse immunitaire innée et de l'autoinflammation. L'idée est d'utiliser le champ émergent de l'analyse d'inférence du réseau basé sur le transcriptome pour obtenir une compréhension plus approfondie et impartiale de la diversité des mécanismes moléculaires derrière les maladies auto-inflammatoires.

Mickaël Ménager s’intéresse également aux intéractions entre les cellules dendritiques et le VIH, à travers deux axes de recherche différents et complémentaires : d’une part en étudiant les réponses des cellules dendritiques à l’infection par le VIH ; d’autre part en essayant de mettre en évidence différents aspects biologiques moléculaires et cellulaires de la transmission du VIH entre les cellules dendritiques et les lymphocytes T, afin d’évaluer l’importance de ce processus chez les malades concernés.

Découvrez son projet scientifique.