Published on 03.07.2026
C'est dans sa rubrique Éthique que La Croix met à l'honneur le Dr Paul Bastard, figure de la recherche à l'Institut Imagine. Le portrait, publié le 30 juin 2026, s'attarde autant sur l'homme que sur le scientifique : un chercheur qui partage son quotidien entre son laboratoire et le service d'immunologie de l'hôpital Necker-Enfants malades, où il exerce comme pédiatre auprès d'enfants atteints de troubles du système immunitaire.
Une vocation racontée avec simplicité
Le journal revient sur les origines de sa double vocation, entre soin et recherche, née très tôt — le grand-père du chercheur était lui-même pédiatre de campagne. La journaliste retrace le tournant décisif d'un stage d'été à New York, consacré aux infections virales du cerveau, où il rencontre celui qui deviendra son directeur de laboratoire, le Pr Jean-Laurent Casanova. Puis vient la pandémie de Covid-19, qui réoriente l'ensemble de ses travaux vers les auto-anticorps.
Au cœur de l'article : un programme de recherche hors norme
Le portrait met en lumière le vaste programme international qu'il coordonne depuis le 1er mai (baptisé ATLAS), lauréat d'une bourse de 25 millions d'euros du prestigieux programme Cancer Grand Challenges. L'objectif : comprendre pourquoi certaines personnes échappent au cancer malgré de forts facteurs de risque, en analysant les anticorps de dizaines de milliers de personnes — centenaires, grands fumeurs restés indemnes, porteurs de prédispositions génétiques épargnés par la maladie.
Dans un encadré intitulé « Aider les patients à guérir », le chercheur confie ce qui l'anime : conjuguer un bénéfice tangible pour les patients et l'exigence de la démarche scientifique. Une boussole qu'il résume d'une formule : « L'objectif, au final, c'est d'augmenter les chances d'échapper au cancer. »
À lire dans La Croix
Le portrait « Trouver les clés du cancer », signé Esther Serrajordia, est à retrouver dans l'édition du 30 juin 2026 de La Croix (rubrique Éthique, p. 22).