Publié le 10.09.2026
Le samedi 3 octobre, l’Institut Imagine ouvre ses portes au grand public, de 10h à 17h. Chercheurs, médecins et ingénieurs — mais pas seulement : des invités du monde culinaire seront de la partie. Ensemble, ils proposeront une immersion ludique et concrète dans la recherche sur les maladies génétiques. Un parcours d’ateliers, des visites de laboratoires et une plongée en réalité virtuelle seront accessibles gratuitement, sans réservation.
Cette année, la Fête de la Science, organisée partout en France, a pour thème « Saveurs savantes ». À l’Institut Imagine, la cuisine devient une porte d’entrée vers la génétique : celle du goût, des allergies et intolérances alimentaires, des maladies métaboliques héréditaires et des échanges essentiels entre microbiote et système immunitaire.
En France, 64 enfants naissent chaque jour avec une maladie génétique. Près de 8 000 maladies différentes touchent plus de 3 millions de personnes. Pour nombre de patients, les premiers indices surgissent parfois au moment des repas : un aliment mal toléré, une réaction inexpliquée, un régime alimentaire qui devient un traitement à part entière. Cette journée donne à voir, à comprendre et à expérimenter la science qui accompagne ces parcours.
Une journée pour goûter, observer, comprendre
Fermentation et microbiote. Kéfir, kombucha et kimchi se préparent sous les yeux du public, tandis que des microscopes révèlent les micro-organismes à l’œuvre. Les ingénieurs de la plateforme de microscopie expliquent comment notre alimentation nourrit aussi les milliards de micro-organismes qui nous habitent — et comment ce microbiote dialogue en permanence avec notre système immunitaire.
« Le repas mystère » : enquête diagnostique. Un patient développe des symptômes après un repas. Carnet alimentaire, arbre généalogique, résultats d’analyses et séquence d’ADN simplifiée : par équipes, les participants rassemblent les indices, identifient l’aliment en cause et remontent jusqu’au gène responsable. Une façon d’expérimenter la démarche diagnostique conduite chaque semaine dans les services de Necker.
La carte génétique du goût. Bandelettes gustatives en main, chacun compare sa perception : ce qui paraît amer pour certains peut être imperceptible pour d’autres. À l’image de la coriandre, parfois perçue comme savonneuse en raison d’une variation génétique de l’olfaction, les différences individuelles se dessinent en direct sur une grande carte collective.
Cuisine moléculaire. Sphérification, gélification, émulsions, mousses : les participants transforment des ingrédients ordinaires en textures inattendues et découvrent que cuisiner, c'est manipuler des molécules. Alginate, agar-agar, lécithine — les mêmes familles de composés que celles manipulées à la paillasse, à quelques mètres de là.
Les incontournables de la génétique, revisités par le goût
Extraire l’ADN d’une banane, à mains nues. Un fruit écrasé, du sel, du liquide vaisselle et un peu d’alcool froid : en moins de dix minutes, l’ADN apparaît à l’œil nu. Une expérience simple pour approcher la même molécule que l’Institut séquence chaque jour afin de comprendre, parfois, la seule variation qui explique la maladie d’un enfant.
Le chou rouge, indicateur de pH. Du jus viré au rose dans le citron au vert dans le bicarbonate : les participants composent leur propre nuancier et découvrent, au passage, comment l’estomac maintient un environnement très acide pour accomplir son travail.
Sous le microscope. Un grossissement de 400 fois transforme l’ordinaire en paysage cellulaire. Les ingénieurs de la plateforme de microscopie guident l’observation et montrent comment ces instruments permettent aussi, au laboratoire, de mieux comprendre ce qui se dérègle dans une cellule malade.
Le casque de réalité virtuelle. Une plongée à l’intérieur d’une cellule humaine, jusqu’au noyau et à la double hélice : à cette échelle, une molécule d’ADN atteint la taille d’un bras.
Le parcours du goûteur savant complète la visite : chaque atelier tamponne un passeport, avec à la clé un diplôme et une petite surprise.
Les coulisses de la recherche.
Tout au long de la journée, des visites guidées des laboratoires et de la plateforme de génomique permettront de découvrir les machines qui séquencent l’ADN des patients, ainsi que les équipes qui les utilisent. Une occasion rare d’entrer au cœur d’un institut où recherche, soins et innovation avancent ensemble pour accélérer le diagnostic et les traitements.
À propos de l'Institut Imagine
Situé sur le campus de l’hôpital Necker-Enfants malades, l’Institut Imagine est leader mondial de recherche, de soins et d’enseignement sur les maladies génétiques. Son architecture singulière, conçue par Jean Nouvel et Bernard Valéro, permet de rassembler en un lieu unique 1 000 chercheurs, médecins, enseignants-chercheurs, ingénieurs et personnels de santé autour des patients, dans l’ambition d’accélérer la recherche et l’innovation diagnostique et thérapeutique pour changer la vie des familles touchées par les maladies génétiques. Labellisé Institut Hospitalo-Universitaire (IHU, en 2011 et 2019) et Institut Carnot (2020), l’Institut Imagine est soutenu par ses six membres fondateurs, dont l’AP-HP, l’Inserm et l’Université Paris Cité, et par des partenaires et mécènes privés. Chaque jour en France, 64 bébés naissent avec une maladie génétique. Près de 8 000 maladies génétiques touchent plus de 3 millions de personnes, dont près d’une sur deux n’a pas de diagnostic et plus de 8 sur 10 n’a pas de traitement dédié. Face à cette urgence de santé publique, le défi est double : diagnostiquer et guérir.
Contacts presse
Institut Imagine
- Chargée de communication scientifique : Lama Awada, PhD – lama.awada@institutimagine.org – 06 35 12 02 61
- Directrice de la communication et des affaires publiques : Corinne de Conti – corinne.deconti@institutimagine.org – 06 72 38 76 42
