Corinne ANTIGNAC and Sophie SAUNIER

Hereditary Kidney Diseases

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Corinne ANTIGNAC

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Sophie SAUNIER

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Bases Moléculaires et Physiopathologiques de la Néphronophtise et des Hypodysplasies Rénales (S. Saunier)

  • Néphronophtise




La néphronophtise est une néphropathie récessive autosomique (NPH), caractérisée par une fibrose interstitielle et la formation de kystes tubulaires. Elle représente la cause génétique la plus fréquente de l'insuffisance rénale terminale chez l'enfant. La NPH peut être isolée ou associée à des anomalies extra-rénales. L'association spécifique de ces anomalies définit des syndromes complexes appelés "ciliopathies". Sur la base d'importantes cohortes de patients (>1000 familles NPH) collectées par un réseau clinique multicentrique et grâce au développement d'approches innovantes basées sur le NGS, notre groupe a identifié 13 des 22 gènes impliqués dans la NPH (NPHP). La grande majorité des gènes NPHP codent pour des protéines jouant un rôle clef au cil primaire, une antenne sensorielle présente à la surface de nombreux types cellulaires dont les cellules tubulaires rénales. La NPH est donc une ciliopathie rénale et peut être associée à des atteintes d’autres organes (rétine, cervelet, squelette) dans des formes dites syndromiques.

 

  • CAKUT et Hypodysplasie rénale




L'hypodysplasie rénale (HDR) est un trouble phénotypiquement hétérogène qui englobe un large spectre de défauts de développement des reins, y compris l'agénésie rénale, l'hypoplasie et la dysplasie avec ou sans kystes, et appartient au spectre des CAKUT (pour Congenital Anomalies of the Kidney and Urinary Tract). C'est également l'une des causes les plus fréquentes d'insuffisance rénale terminale chez l'enfant. Notre groupe a identifié 5 gènes parmi la quarantaine de gènes impliqués dans leur développement et contribue à la compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires conduisant au développement de ces phénotypes. Nous avons également pu identifier des overlaps phénotypique et génotypique entre les CAKUT et les ciliopathies rénales (NPHP9/NEK8).
Bases Moléculaires et Physiopathologiques du Syndrome Néphrotique Cortico-Résistant (C. Antignac)
Le syndrome néphrotique est caractérisé par une protéinurie massive, une hypoalbuminémie, une hyperlipidémie et des œdèmes. L'identification des gènes impliqués dans les formes familiales rares de syndrome néphrotique cortico-résistant (SNCR) a mis en évidence le rôle crucial du podocyte, cellule glomérulaire hautement spécialisée, dans l'intégrité de la barrière de filtration glomérulaire. Près de 60 gènes dont les mutations sont impliquées dans le développement de la maladie ont été identifiés chez des patients. Il existe une grande hétérogénéité génétique et dans environ la moitié des cas familiaux de SNCR, les gènes responsables de la maladie restent encore inconnus, et pour lesquelles l’origine moléculaire est activement recherchée par l’intermédiaire de projet de séquençage haut débit à la recherche de nouveaux gènes, ou de mutations introniques profondes.



La maladie rénale peut être isolée ou associée à plusieurs atteintes extra-rénales, les plus fréquents étant neurologiques comme dans le syndrome de Galloway-Mowat (GAMOS), caractérisé par l'association d’un SNCR, d’une microcéphalie et de troubles neurologiques dont la base génétique a été identifiée par notre groupe (WDR73 ; gènes du complexe KEOPS).



Notre groupe contribue à la compréhension des mécanismes cellulaires impliqués dans le développement du GAMOS, en particulier par l’étude du rôle des modifications des ARN dans la physiopathologie de la maladie.

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